{"id":4467,"date":"2018-01-16T16:40:15","date_gmt":"2018-01-16T14:40:15","guid":{"rendered":"https:\/\/high-concept.fr\/?p=4467"},"modified":"2023-05-23T10:41:38","modified_gmt":"2023-05-23T08:41:38","slug":"coproductions-internationales-fiction-francaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/coproductions-internationales-fiction-francaise\/","title":{"rendered":"Coproductions : nouveau fer de lance de la fiction fran\u00e7aise ?"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019objectif&nbsp;: pouvoir enfin s\u2019aur\u00e9oler de s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9 ambitieuses\u2026 qu\u2019on ne parviendrait pas \u00e0 faire tous seuls&nbsp;?<\/p>\n<p>Suite au cycle de conf\u00e9rences du&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.mediaclub.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Media club<\/a>&nbsp;sur \u00ab&nbsp;La nouvelle fiction fran\u00e7aise&nbsp;\u00bb, High concept vous propose une r\u00e9flexion sur le sujet.<\/p>\n<h2>\u00ab&nbsp;Pour exister \u00e0 l\u2019international, il faut des s\u00e9ries US&nbsp;\u00bb<\/h2>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"560\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube-nocookie.com\/embed\/KIifPkMV3Mc\" title=\"YouTube video player\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen=\"\"><\/iframe><br \/>\nOn le sait. Depuis l\u2019arriv\u00e9e d\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;Urgences&nbsp;\u00bb sur France 2 en 1995, la fiction audiovisuelle fran\u00e7aise vit \u00e0 l\u2019heure am\u00e9ricaine. Alors m\u00eame que la production US bat de l\u2019aile, semble se recroqueviller sur elle-m\u00eame \u2013 et que l\u2019on pourrait penser que la fiction fran\u00e7aise profiterait de ce coup de mou inattendu pour redorer son blason \u2013 on assiste plut\u00f4t \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de la s\u00e9rie scandinave qui nous a tous pris par surprise (et qu\u2019on adore&nbsp;!).<\/p>\n<p>Pourtant, si l\u2019on veut sortir des fronti\u00e8res europ\u00e9ennes et esp\u00e9rer exporter nos productions pour la diffusion (et non le remake), c\u2019est encore dans les pas de l\u2019Oncle Sam que les t\u00e9l\u00e9s fran\u00e7aises veulent marcher. Les s\u00e9ries am\u00e9ricaines restant un exemple de r\u00e9ussite globalis\u00e9e, et un mod\u00e8le auquel le public s\u2019est habitu\u00e9.<\/p>\n<p>C\u2019est justement pour \u00ab&nbsp;r\u00e9pondre aux attentes des t\u00e9l\u00e9spectateurs&nbsp;\u00bb et compenser les <em>season finales<\/em> de plusieurs s\u00e9ries am\u00e9ricaines leur ayant rapport\u00e9 de gros succ\u00e8s d\u2019audience \u2013 et \u00e0 la concurrence exponentielle du march\u00e9 \u2013 que les chaines de t\u00e9l\u00e9vision fran\u00e7aises se tournent de plus en plus vers la coproduction internationale avec les Etats-Unis comme ligne d\u2019horizon\u2026<\/p>\n<blockquote><p>Canal Plus, TF1 et France T\u00e9l\u00e9visions sont les seules \u00e0 pouvoir s\u2019aligner sur des budgets internationaux (Arte dans une moindre mesure et sur des projets tr\u00e8s sp\u00e9cifiques). A 3M$ (2,5M\u20ac) par \u00e9pisode pour une s\u00e9rie telle que \u00ab&nbsp;Borgia&nbsp;\u00bb, le co\u00fbt moyen d\u2019un \u00e9pisode de coproduction est trois fois sup\u00e9rieur \u00e0 son \u00e9quivalent franco-fran\u00e7ais (857K\u20ac selon le CNC). Le prix \u00e0 payer pour jouer dans la cour des grands, face aux Am\u00e9ricains, champions de l\u2019exportation et du genre.<br \/>\nOn comprend donc que <strong>la pratique ne repr\u00e9sente que<\/strong> <strong>2 projets par an en moyenne (environ 5% de temps d\u2019antenne annuel)<\/strong>.<\/p><\/blockquote>\n<h2>Gone, the french touch&nbsp;?<\/h2>\n<figure id=\"attachment_4996\" aria-describedby=\"caption-attachment-4996\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4996\" src=\"https:\/\/high-concept.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/gone.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"675\"><figcaption id=\"caption-attachment-4996\" class=\"wp-caption-text\">\u00ab&nbsp;Gone&nbsp;\u00bb, s\u00e9rie US produite par TF1, cr\u00e9\u00e9e par Matt Lopez.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Si la coproduction internationale permet non seulement partager l\u2019addition (et donc le risque) mais \u00e9galement de conqu\u00e9rir de nouveaux march\u00e9s (sous-tendant ainsi une augmentation de la valeur ajout\u00e9e par le budget et l\u2019exposition), en quoi ces projets rel\u00e8vent-elles d\u2019une sp\u00e9cificit\u00e9 \u00ab&nbsp;fran\u00e7aise&nbsp;\u00bb&nbsp;?&nbsp;Comment d\u00e9finir l\u2019identit\u00e9 d\u2019une fiction \u00ab&nbsp;frenchy&nbsp;\u00bb ? Est-ce un financement&nbsp;? Une intrigue ancr\u00e9e sur un territoire&nbsp;? Une langue de tournage&nbsp;? Une vision du monde&nbsp;? Un mod\u00e8le \u00e9conomique&nbsp;? Une m\u00e9thode dramaturgique&nbsp;?&nbsp;Et surtout&nbsp;: en quoi cette identit\u00e9 trouve-t-elle sa place dans ces coproductions&nbsp;?<\/p>\n<ul>\n<li>La strat\u00e9gie de TF1 a tent\u00e9 de m\u00ealer le mod\u00e8le de la s\u00e9rie proc\u00e9durale am\u00e9ricaine \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments fran\u00e7ais, comme on a pu le voir sur la s\u00e9rie \u00ab&nbsp;Jo&nbsp;\u00bb (avec Jean Reno), et \u00ab&nbsp;Taxi Brooklyn&nbsp;\u00bb (avec Jacky Ido) tourn\u00e9 en anglais avec une t\u00eate d\u2019affiche fran\u00e7aise (la premi\u00e8re en France, la seconde aux Etats-Unis) et un savoir-faire am\u00e9ricain. Pour autant, comme les audiences l\u2019ont prouv\u00e9, copier n\u2019est pas jouer. Aucune de ces deux s\u00e9ries n\u2019a transform\u00e9 l\u2019essai vers une saison 2. Depuis, TF1 refuse m\u00eame d\u2019axer ses coproductions sur des sp\u00e9cificit\u00e9s fran\u00e7aises.<\/li>\n<li>On retrouve le m\u00eame constat chez France 3 avec \u00ab&nbsp;The Collection&nbsp;\u00bb. Si l\u2019intrigue est \u00ab&nbsp;100% fran\u00e7aise&nbsp;\u00bb dans le contexte (une maison de Haute Couture dans l\u2019apr\u00e8s-guerre parisien), le d\u00e9veloppement, la production et le tournage ont \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement r\u00e9alis\u00e9s en Grande-Bretagne sous la houlette d\u2019un showrunner am\u00e9ricain (Oliver Goldstick). S\u00e9rie boud\u00e9e par le public fran\u00e7ais, la d\u00e9cision de France T\u00e9l\u00e9visions est dor\u00e9navant de ne plus initier de projets mais de rejoindre des budgets d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s mont\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/li>\n<li>A la diff\u00e9rence de Canal Plus qui, quant \u00e0 lui, continue d\u2019investir dans des sujets fran\u00e7ais tels \u00ab&nbsp;Versailles&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Panthers&nbsp;\u00bb&#8230; bien que leurs auteurs soient <span style=\"text-decoration: underline;\">tous<\/span> anglophones.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le fait est que les grands acteurs du secteur fran\u00e7ais se sont trouv\u00e9s pour le moins \u00e9chaud\u00e9s par les faibles r\u00e9sultats de ces coproductions au point de sembler y favoriser d\u00e9sormais des montages purement financiers \u00e0 d\u00e9faut d\u2019une volont\u00e9 de mise en avant de la cr\u00e9ativit\u00e9 fran\u00e7aise.<\/p>\n<blockquote><p>TF1 a sign\u00e9 en 2015 un accord de coproduction tripartite, appel\u00e9 \u00ab&nbsp;Trinity&nbsp;\u00bb, avec NBC Universal et RTL qui a conduit \u00e0 la production de \u00ab&nbsp;Gone&nbsp;\u00bb (dont le sc\u00e9nario, la production, le casting et la distribution sont enti\u00e8rement pris en charge par NBC \u2013 premi\u00e8re diffusion attendue en France le 23 janvier 2018). Derri\u00e8re cet accord se cache pour TF1 une strat\u00e9gie pour couper l\u2019herbe sous le pied de ses concurrents hexagonaux sur l\u2019acquisition de droits d\u2019exploitation exclusifs de ces s\u00e9ries US proc\u00e9durales \u00ab&nbsp;plus proches des attentes des Fran\u00e7ais&nbsp;\u00bb, la rendant prioritaire puisque coproductrice.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Le ton est donc donn\u00e9&nbsp;: des coproductions oui, mais sans influence artistique fran\u00e7aise.<\/strong><\/p>\n<h3>Quelle place pour les talents fran\u00e7ais dans la coproduction internationale hexagonale&nbsp;?<\/h3>\n<p>Si \u00e0 4 \u00e0 5% de temps d\u2019antenne, les coproductions internationales ne repr\u00e9sentent pas encore un v\u00e9ritable danger pour nos coll\u00e8gues sc\u00e9naristes fran\u00e7ais, plusieurs questions peuvent se poser suite au constat d\u2019un \u00e9chaudement de nos t\u00e9l\u00e9visions \u00e0 inclure une dimension tricolore \u00e0 leurs projets. Qu\u2019il s\u2019agisse de \u00ab&nbsp;Borgia&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Jo&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Taxi Brooklyn&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;The Collection&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Versailles&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Panthers&nbsp;\u00bb, <strong>peu voire pas d\u2019auteurs fran\u00e7ais n\u2019ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s au d\u00e9veloppement de ces s\u00e9ries<\/strong>.<\/p>\n<p>Pourquoi&nbsp;?<\/p>\n<p>La langue de tournage et d\u2019\u00e9criture&nbsp;! Puisque dans \u00ab&nbsp;coproduction internationale&nbsp;\u00bb on retrouve le mot \u00ab&nbsp;internationale&nbsp;\u00bb, la langue de communication et de travail (\u00e0 l\u2019exception des coproductions issues de la francophonie) reste donc en priorit\u00e9 l\u2019anglais. Or, selon les participants du panel de la Masterclass, il est tr\u00e8s difficile de trouver des auteurs fran\u00e7ais maitrisant parfaitement la langue de Shakespeare.<\/p>\n<p>Tandis que TF1 et France T\u00e9l\u00e9visions se contenteraient d\u00e9sormais de participer aux montages financiers de s\u00e9ries \u00e9trang\u00e8res, Canal Plus assume, quant \u00e0 lui, une strat\u00e9gie de conqu\u00eate de march\u00e9s europ\u00e9ens en premier lieu anglophones (notamment de la Grande-Bretagne, pays r\u00e9put\u00e9 pour la qualit\u00e9 de ses productions). On comprend donc qu\u2019il s\u2019associe avec des auteurs dont son public cible (les Britanniques) est habitu\u00e9 au style de narration.<\/p>\n<blockquote><p>Canal Plus ne s\u2019en cache pas, son objectif est bel et bien d\u2019occuper le terrain avec des s\u00e9ries qui marquent les esprits. Pour lui, le tournage en anglais est synonyme d\u2019une augmentation instantan\u00e9e du potentiel de ventes d\u2019un projet et d\u2019un distributeur qui mette davantage d\u2019argent sur la table \u2013 comme c\u2019est toujours le cas sur des projets produits en anglais \u2013 d\u2019o\u00f9 le choix instinctif de se tourner vers des auteurs anglophones. Et notamment britanniques comme c\u2019est le cas pour \u00ab&nbsp;Versailles&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Borgia&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Panthers&nbsp;\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<h2>La France peut-elle encore faire r\u00eaver&nbsp;?<\/h2>\n<p>C\u2019est la question que l\u2019on peut se poser \u00e0 l\u2019issue du d\u00e9bat sur les coproductions internationales. Si la France reste la premi\u00e8re destination touristique mondiale, signe d\u2019un int\u00e9r\u00eat toujours constant pour le patrimoine et\/ou la culture frenchy, comment se fait-il que ces programmes audiovisuels s\u00e9duisent si peu&nbsp;? Et surtout, comment se fait-il que ces programmes audiovisuels NOUS s\u00e9duisent si peu&nbsp;?<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre, tout simplement, parce que de ces coproductions internationales les auteurs fran\u00e7ais sont trop peu pr\u00e9sents. Peut-\u00eatre parce que, via ces coproductions dont les postes cr\u00e9atifs sont spontan\u00e9ment assign\u00e9s \u00e0 des auteurs anglophones dans un fantasme de succ\u00e8s assur\u00e9s v\u00e9hicul\u00e9 par les cha\u00eenes, nous avons laiss\u00e9 notre propre repr\u00e9sentation \u00e0 des sc\u00e9naristes qui nous connaissent finalement mal et dans laquelle le public fran\u00e7ais ne se reconnait pas. Une bouderie d\u2019audience potentiellement justifi\u00e9e conduisant les chaines \u00e0 bannir toute consonance fran\u00e7aise \u00e0 leurs projets.<\/p>\n<p>OU, la remise en cause qui fait mal&nbsp;: peut-\u00eatre ne sommes-nous plus capables de parler de nous-m\u00eames sans assommer notre auditoire&nbsp;? Serait-ce, au-del\u00e0 de la barri\u00e8re de la langue, la raison pour laquelle nos auteurs sont volontairement \u00e9cart\u00e9s de projets \u00e0 l\u2019envergure internationale&nbsp;?<\/p>\n<h3>Quid de la politique industrielle fran\u00e7aise pour la fiction ?<\/h3>\n<p>Il est toujours un peu facile de bl\u00e2mer nos sc\u00e9naristes pour leur suppos\u00e9 \u00ab&nbsp;manque de professionnalisme&nbsp;\u00bb. D\u2019autant que l\u2019on observe une qualit\u00e9 toujours grandissante de leurs travaux, tant dans la technique que dans les sujets abord\u00e9s.<\/p>\n<p>Avouons tout de m\u00eame que nos chaines de t\u00e9l\u00e9vision ont une grande part de responsabilit\u00e9 dans la qualit\u00e9 de notre fiction. Il est plus facile d\u2019acheter un produit fini qui a d\u00e9j\u00e0 fait ses preuves \u00e0 l\u2019\u00e9tranger plut\u00f4t que de cr\u00e9er le sien. En cela, la t\u00e9l\u00e9vision fran\u00e7aise semble toujours faire deux poids, deux mesures. Et l\u2019enjeu central de cette situation porte un nom simple qui fait pourtant fr\u00e9mir la plupart de ses directions de la fiction&nbsp;: la saisonnalit\u00e9&nbsp;!<\/p>\n<p>Si elle est la condition <em>sine qua none<\/em> de toute s\u00e9rie qui se respecte, elle est d\u2019une apparente trivialit\u00e9 chez nous.<\/p>\n<p>En effet, si les cha\u00eenes fran\u00e7aises n\u2019h\u00e9sitent pas acheter les droits des s\u00e9ries \u00e9trang\u00e8res les plus proc\u00e9durales (entendez \u00ab&nbsp;boucl\u00e9es&nbsp;\u00bb), elles se refusent \u00e0 d\u00e9velopper sur notre march\u00e9 domestique autre chose que de la mini-s\u00e9rie (exception faite de Canal Plus avec \u00ab&nbsp;Engrenages&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Le Bureau des l\u00e9gendes&nbsp;\u00bb).<\/p>\n<p>Car qui dit saisonnalit\u00e9, dit rythme d\u2019\u00e9criture pour livrer un minimum de 12 \u00e9pisodes par an, et donc des moyens \u00e0 la hauteur de cette exigence.<\/p>\n<blockquote><p>Fabrice de la Patelli\u00e8re&nbsp;(Canal Plus) : \u00ab&nbsp;Nous n\u2019avons pas encore acquis le rythme des productions anglo-saxonnes. Les cha\u00eenes y ont leurs responsabilit\u00e9s. L\u2019industrie&nbsp;anglo-saxonne oblige les auteurs \u00e0&nbsp;\u00e9crire&nbsp;vite. Aux Etats-Unis, on \u00e9crit pendant qu\u2019on produit et qu\u2019on diffuse\u200a: c\u2019est un marathon \u00e0 un rythme tr\u00e8s soutenu. Les auteurs sont form\u00e9s comme cela, dans les&nbsp;universit\u00e9s. Ils ont int\u00e9gr\u00e9 cette donn\u00e9e. En France, nous n\u2019avons pas eu cette n\u00e9cessit\u00e9-l\u00e0 pendant longtemps. Les cha\u00eenes n\u2019ont pas insist\u00e9 pour avoir des s\u00e9ries tous les ans et, du coup, les auteurs n\u2019ont pas eu l\u2019occasion de s\u2019entra\u00eener et d\u2019apprendre. Il y a des talents qui \u00e9crivent bien mais qui ont du mal \u00e0 le faire vite. Il faut&nbsp;acc\u00e9l\u00e9rer&nbsp;le processus de cr\u00e9ation.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><em>(Le Monde, <\/em>\u00ab&nbsp;Succ\u00e8s fran\u00e7ais en s\u00e9rie&nbsp;\u00bb, par Daniel Psenny et Martine Delahaye, <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/televisions-radio\/article\/2015\/11\/13\/succes-francais-en-serie_4809456_1655027.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">article du 13 novembre 2015<\/a>)<\/p><\/blockquote>\n<p>Pourtant, si l\u2019on voit se mettre en place une volont\u00e9 d\u2019industrialisation de la s\u00e9rie TV en France (notamment depuis les d\u00e9clarations de Delphine Ernotte au Festival de La Rochelle), encore faut-il que les chaines fran\u00e7aises acqui\u00e8rent une culture de la s\u00e9rie qu\u2019elles n\u2019ont paradoxalement toujours pas encore. Et qu\u2019elles continueront \u00e0 ne pas avoir tant que la saisonnalit\u00e9 ne deviendra pas un enjeu central de la cr\u00e9ation de s\u00e9ries en France.<\/p>\n<p>Dans ces circonstances, on ne peut donc que logiquement se d\u00e9sesp\u00e9rer que nos coproductions internationales ne restent qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tat de montages financiers ou de commande \u00e0 des auteurs \u00e9trangers qui, eux, ma\u00eetrisent la saisonnalit\u00e9 d\u2019\u00e9criture et repr\u00e9sentent donc un moindre risque.<\/p>\n<p><strong>Pour vous <a href=\"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/tarif\/masterclass-ecriture\/?attribute_formation=%C3%89crire+et+vendre+une+s%C3%A9riet\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">former \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture de la s\u00e9rie TV et acqu\u00e9rir les bons outils pour appr\u00e9hender le concept de saisonnalit\u00e9<\/a> et en quoi il influe sur la structure du r\u00e9cit, nous avons la solution !<\/strong><\/p>\n<p><strong><br \/>\nN&rsquo;h\u00e9sitez pas non plus \u00e0 investir dans votre formation et \u00e0 vous former en distanciel avec notre&nbsp; de <a href=\"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/tarif\/formation-continue-ecriture-scenario\/?attribute_programme-pedagogique=formation+socle\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">pack 10 formations pour apprendre l&rsquo;\u00e9criture agile et obtenir le label HC<\/a> !&nbsp;<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Initi\u00e9e par Canal + avec la s\u00e9rie \u00ab Borgia \u00bb (cr\u00e9\u00e9e par l\u2019Am\u00e9ricain Tom Fontana), la vague de la copro internationale semble faire fantasmer nos diffuseurs<\/p>\n","protected":false},"author":166,"featured_media":4996,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_genesis_hide_title":false,"_genesis_hide_breadcrumbs":false,"_genesis_hide_singular_image":false,"_genesis_hide_footer_widgets":false,"_genesis_custom_body_class":"","_genesis_custom_post_class":"","_genesis_layout":"","footnotes":""},"categories":[233,256,255],"tags":[1031],"class_list":{"0":"post-4467","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-boutique-script-doctor","8":"category-blog-scenario","9":"category-news-media","10":"tag-ecriture-episode-serie-tv","11":"entry"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4467","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/166"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4467"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4467\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16426,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4467\/revisions\/16426"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4996"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4467"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4467"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4467"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}