{"id":24,"date":"2014-09-23T08:48:00","date_gmt":"2014-09-23T08:48:00","guid":{"rendered":"http:\/\/ecrit.magasins-et-commerces.com\/ou-est-le-renouveau-des-series"},"modified":"2023-06-06T12:53:05","modified_gmt":"2023-06-06T10:53:05","slug":"ou-est-le-renouveau-des-series","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/ou-est-le-renouveau-des-series\/","title":{"rendered":"O\u00f9 est le renouveau des s\u00e9ries fran\u00e7aises?"},"content":{"rendered":"<p>Y&rsquo;a-t-il un renouveau des s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9 fran\u00e7aises&nbsp;? Cette question est apparue \u00e0 la rentr\u00e9e 2014 dans une \u00e9tude document\u00e9e du CSA qui y r\u00e9pond par l&rsquo;affirmative. Au sortir du festival de la Rochelle qui a comme tous les ans fait son \u00e9cole des fans, que nous disent vraiment les derniers chiffres&nbsp;? La fiction fran\u00e7aise est-elle vraiment meilleure ou sortie de sa crise&nbsp;? D\u00e9cryptage.<\/p>\n<p><a name=\"more\"><\/a><\/p>\n<h4>Le volume de production de fiction fran\u00e7aise a-t-il enfin d\u00e9coll\u00e9&nbsp;? NON<\/h4>\n<p>En 2013, 606h de fiction fran\u00e7aise in\u00e9dite ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es en prime time mais&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>cela ne repr\u00e9sente que 2\/5 de l&rsquo;offre in\u00e9dite et 8% de l&rsquo;offre totale de fiction sur les \u00e9crans fran\u00e7ais,<\/li>\n<li>la fiction \u00e9trang\u00e8re repr\u00e9sente toujours pr\u00e8s de 60% de l&rsquo;offre globale de fiction sur l&rsquo;ensemble du PAF,<\/li>\n<li>Le volume annuel produit par la France est globalement stable et oscille entre 7 \u00e0 800 heures produites par an depuis 15 ans (il est de 782h en 2013 et \u00e9tait de 807h en 2007, 717h en 2001).<\/li>\n<li><i>En comparaison en 2013, la BBC produit plus de 650 heures de fictions par an sur les quelques 1350 heures produites au total au Royaume Uni. L&rsquo;Allemagne tient la t\u00eate de la production europ\u00e9enne avec plus de 2000 heures annuelles.<\/i><\/li>\n<\/ul>\n<h4>La France est-elle pass\u00e9e au format roi de la fiction, le 52&prime;&nbsp;? NON<\/h4>\n<blockquote>\n<h4><a href=\"http:\/\/www.letelegramme.fr\/france\/fiction-le-telefilm-une-passion-bien-francaise-12-09-2014-10335790.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>\u00ab&nbsp;un unitaire fait prendre moins de risques qu&rsquo;une s\u00e9rie&nbsp;: \u00e7a marche, tant mieux, \u00e7a marche pas, tant pis&nbsp;\u00bb<\/i><\/a><\/h4>\n<\/blockquote>\n<ul>\n<li>La production de 90 minutes reste imposante dans la structure d&rsquo;investissements des cha\u00eenes publiques (cf. notre article <a href=\"\/boutique\/telefilm-format-tv-francaise\/\">T\u00e9l\u00e9film&nbsp;: faut-il sauver un format inexportable qui fait pourtant de l&rsquo;audience?<\/a>).<\/li>\n<li>Sur 782 heures produites en 2013, les unitaires repr\u00e9sentent encore 11%, soit 89 heures, et les s\u00e9ries de 90 minutes, pr\u00e8s de 77h, soit en tout quelques 21% de l&rsquo;offre totale.<\/li>\n<li>D&rsquo;apr\u00e8s le CNC (<a href=\"http:\/\/www.cnc.fr\/web\/fr\/publications\/-\/ressources\/5578297\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l\u2019exportation des programmes audiovisuels fran\u00e7ais en 2013<\/a>&nbsp;; <a href=\"http:\/\/www.cnc.fr\/web\/fr\/publications\/-\/ressources\/4893373\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La production audiovisuelle aid\u00e9e en 2013<\/a>), <i>\u00ab&nbsp;en nombre de soir\u00e9es, les fictions de 90 minutes demeurent majoritaires au sein de l\u2019offre de fiction fran\u00e7aise (54,4 % de l\u2019offre en 2013) alors que les fictions de 52 minutes constituent la majorit\u00e9 de l\u2019offre \u00e9trang\u00e8re (87,1 % de l\u2019offre).&nbsp;\u00bb<\/i><\/li>\n<\/ul>\n<h4>La cr\u00e9ation originale et l&rsquo;innovation ont-elles progress\u00e9&nbsp;? NON<\/h4>\n<blockquote>\n<h4><a href=\"http:\/\/www.lesechos.fr\/tech-medias\/medias\/0203739436159-olivier-bomsel-la-france-a-rate-le-marche-mondial-des-series-tele-1037990.php\"><i>\u00ab&nbsp;la France a rat\u00e9 le march\u00e9 mondial des s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9&nbsp;\u00bb<\/i><\/a><\/h4>\n<\/blockquote>\n<ul>\n<li>48 nouvelles s\u00e9ries de 52 minutes ont \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9es en 2013 dont 13 nouvelles s\u00e9ries fran\u00e7aises (11 s\u00e9ries de 52&prime; et 2 s\u00e9ries de 90&prime; \u2014elles \u00e9taient 19 en 2012). Sur ces 13 nouvelles s\u00e9ries.<\/li>\n<li>2 sont des coproductions internationales dont l&rsquo;une est \u00e9crite par un Am\u00e9ricain, sur les 10 nouvelles s\u00e9ries de 52&prime; \u00e9crites par des Fran\u00e7ais, 9 sont produites par FTV et correspondent \u00e0 environ 75 h de fiction soit moins de 10% du total des heures produites de 2013.<\/li>\n<li>Les nouvelles commandes sont faibles ainsi que les conventions d&rsquo;\u00e9criture&nbsp;;<\/li>\n<li>En 2012, M6 a initi\u00e9 17 commandes de production dont 3 coproductions&nbsp;; France 2, 54&nbsp;; TF1, seulement 28.<\/li>\n<li>Le nombre de conventions d\u2019e\u0301critures se comptent \u00e9galement rapidement&nbsp;: Canal+ en a initi\u00e9 24 en 2012 contre 7 pour France 2 et 1 pour France 3, 2 pour W9.<\/li>\n<li>La fiction fran\u00e7aise in\u00e9dite est majoritairement constitu\u00e9e de suites.<\/li>\n<h4>Que font Canal+ et OCS&nbsp;? Ils communiquent&#8230;<\/h4>\n<p>A grand renfort de pubs et communiqu\u00e9s dans la presse, les cha\u00eenes priv\u00e9es \u00e0 abonnement du PAF se prennent pour les HBO et Showtime fran\u00e7ais. L&rsquo;ambition est peut-\u00eatre l\u00e0 mais pas (encore) les moyens associ\u00e9s&nbsp;:<\/p>\n<blockquote>\n<h4><a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/le-magazine\/article\/2014\/09\/19\/j-y-etais-a-la-soiree-du-grand-mechant-netflix_4489442_1616923.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>\u00ab&nbsp;personne, dans l&rsquo;audiovisuel fran\u00e7ais, n&rsquo;a int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce que le chiffre d&rsquo;affaires de Canal+ ne s&rsquo;effondre&nbsp;\u00bb<\/i><\/a><\/h4>\n<\/blockquote>\n<ul>\n<li>Canal+ a investi 43 M\u20ac pour produire 45h de fiction en 2013, repr\u00e9sentant \u00e0 peine 6% de la production annuelle globale de fiction fran\u00e7aise mais les 3\/4 de ses exportations.<br \/>\n<iframe loading=\"lazy\" width=\"400\" height=\"225\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/mHRLpmZlaqo?rel=0\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"\"><\/iframe><\/li>\n<li>De son c\u00f4t\u00e9, OCS a investi essentiellement dans des fictions de 26&prime; (repr\u00e9sentant quelques 17 heures de fiction en 2013) pour un budget total de 1,4 M\u20ac&nbsp;!<br \/>\n<iframe loading=\"lazy\" width=\"560\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube-nocookie.com\/embed\/2Mh8cFLNuOc\" title=\"YouTube video player\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen=\"\"><\/iframe><\/li>\n<\/ul>\n<h4>Les s\u00e9ries fran\u00e7aises sont-elles enfin devenues rentables&nbsp;? NON<\/h4>\n<p>L&rsquo;\u00e9rosion des performances de la fiction US a favoris\u00e9 l&rsquo;\u00e9mergence de la fiction europ\u00e9enne et fran\u00e7aise, c&rsquo;est vrai mais le rapport co\u00fbts\/recettes de la fiction fran\u00e7aise est toujours n\u00e9gatif. Les recettes publicitaires ne couvrent pas l&rsquo;investissement des cha\u00eenes&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>En 2014, TF1 met 2 M\u20ac pour produire un unitaire, qui ne lui rapporte que 1 M\u20ac en recettes publicitaires nettes \u00e0 la premi\u00e8re diffusion. De m\u00eame, un \u00e9pisode de s\u00e9rie lui co\u00fbte environ 950 k\u20ac, et n&rsquo;en retire environ que 700 k\u20ac \u00e0 la premi\u00e8re diffusion, 150 k\u20ac \u00e0 la deuxi\u00e8me, et 100 k\u20ac \u00e0 la troisi\u00e8me, soit \u00e0 peine de quoi compenser son investissement.<\/li>\n<li>Cette situation s&rsquo;est install\u00e9e depuis un moment. D\u00e9j\u00e0 en 2009, TF1 indiquait dans <a href=\"http:\/\/www.senat.fr\/rap\/r12-616\/r12-616_mono.html#toc63\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">un rapport du S\u00e9nat<\/a> que sur un investissement de pr\u00e8s de 171 M\u20ac en fiction fran\u00e7aise, la cha\u00eene ne couvrait avec ses recettes publicitaires QUE 89 M\u20ac, soit une perte nette annuelle de 82 M\u20ac.<\/li>\n<li>Le d\u00e9crochage des audiences de fiction fran\u00e7aise suite \u00e0 l&rsquo;introduction de la fiction US en prime time ne permet plus aux diffuseurs de rentabiliser les co\u00fbts de production de la fiction (qui eux, ont continu\u00e9 \u00e0 augmenter)&nbsp;: l&rsquo;\u00e9quilibre n&rsquo;est plus atteint surtout que l&rsquo;ensemble du milieu souffre d&rsquo;un manque de transparence global tant sur les budgets r\u00e9els visibles \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran que sur l&rsquo;ensemble des recettes r\u00e9colt\u00e9es sur les oeuvres.<\/li>\n<li>Ne d\u00e9gageant que peu de recettes de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les producteurs fran\u00e7ais ne veulent pas en plus les partager avec les ayants droit et rendent difficiles l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 leurs comptes de gestion volontairement.<br \/>\nDe m\u00eame, afin de garantir leur marge \u00e9galement, ils masquent leurs apports r\u00e9els \u00e0 la production et l&rsquo;argent concr\u00e8tement mis \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran sur l&rsquo;ensemble des productions, ce dont les diffuseurs sont totalement conscients. La demande \u00e0 la baisse des budgets est \u00e0 analyser dans ce sens&nbsp;: les diffuseurs en ont assez de payer des programmes chers dont ils ne r\u00e9coltent que peu d&rsquo;audience pour voir les marges de leurs fournisseurs continuer \u00e0 progresser&nbsp;!<\/li>\n<li>L&rsquo;\u00e9quation co\u00fbts-recette actuelle signe ainsi la mort \u00e0 terme de cette production et explique les efforts monstrueux engag\u00e9s par les diffuseurs pour&nbsp;:<\/li>\n<li>diminuer les co\u00fbts&nbsp;: caser les obligations de productions (quotas) dans la scripted reality&nbsp;; d\u00e9localiser en masse et r\u00e9duire les formats chers comme le 90 minutes ou le 52 minutes en misant sur les formats courts et les soaps (fictions longues low cost).<\/li>\n<li>augmenter les recettes (= les exportations essentiellement)&nbsp;: devenir coproducteur pour toucher un pourcentage des ventes \u00e0 l&rsquo;export sur des produits haut de gamme sous-trait\u00e9s \u00e0 des savoir-faire \u00e9trangers (investissement sur des showrunners anglo-saxons) et d\u00e9localisation.<\/li>\n<li>bloquer la circulation des oeuvres&nbsp;: comme les cha\u00eenes fran\u00e7aises financent \u00e0 80-90% la fiction audiovisuelle et qu&rsquo;ils n&rsquo;ont aujourd&rsquo;hui en \u00e9change que des droits de diffusion, d\u00e8s qu&rsquo;elles le peuvent, elles bloquent les droits pour emp\u00eacher les programmes qu&rsquo;elles consid\u00e8rent \u00e0 juste titre comme les leurs de se retrouver chez leurs concurrents.<\/li>\n<\/ul>\n<blockquote><p>Si l&rsquo;on compare avec nos voisins anglais par exemple, la BBC \u00e0 elle seule a investi pr\u00e8s de 387 millions d\u2019euros dans sa fiction originale en 2012, ce qui lui a rapport\u00e9 uniquement \u00e0 l&rsquo;export pr\u00e8s de 300 millions d&rsquo;euros net sur plus d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros de chiffre d&rsquo;affaires r\u00e9alis\u00e9 par sa filiale export, BBC worldwide. Cela veut dire que sa fiction est presque enti\u00e8rement amortie par l&rsquo;export alors que la cha\u00eene est uniquement financ\u00e9e par la redevance.<br \/>\nImaginez si TF1 pouvait avoir ce business model alors que la cha\u00eene fran\u00e7aise capte toujours plus d&rsquo;un tiers du march\u00e9 publicitaire annuel. Arr\u00eatons donc de bl\u00e2mer les diffuseurs fran\u00e7ais du manque d&rsquo;innovation de notre fiction&nbsp;: ils ne sont absolument pas r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s \u00e0 la hauteur du risque industriel qu&rsquo;ils prennent.<\/p><\/blockquote>\n<h4>La m\u00e9nag\u00e8re regarde-t-elle des s\u00e9ries fran\u00e7aises&nbsp;? NON<\/h4>\n<blockquote>\n<h4>\n<a href=\"http:\/\/www.laruchemedia.com\/2014\/09\/netflix-un-cow-boy-dans-le-village-francais-jean-francois-boyer-repond\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>\u00ab&nbsp;On est pas l\u00e0 pour innover, on est l\u00e0 pour garder les vieux&nbsp;\u00bb<\/i><\/a><\/h4>\n<\/blockquote>\n<p>L&rsquo;\u00e2ge moyen du t\u00e9l\u00e9spectateur de fiction fran\u00e7aise est \u00e9lev\u00e9&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>sur France 3, on assume la \u00ab&nbsp;se\u0301niorisation&nbsp;\u00bb avec un \u00e2ge moyen des t\u00e9l\u00e9spectateurs de 62 ans,<\/li>\n<li>France 2 essaye <i>d\u00e9sesp\u00e9remment<\/i> de rajeunir son audience qui a toujours 60 ans en moyenne (c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la cha\u00eene qui a fait la plus grande d\u00e9gringolade des audiences depuis l&rsquo;introduction de la TNT, passant de 25% de pda \u00e0 moins de 14%),<\/li>\n<li>Sur Canal+ en 2013, seules les fictions franc\u0327aises coproduites a\u0300 l\u2019international (c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e9crites par des \u00e9trangers) parviennent a\u0300 de\u0301passer le million de te\u0301le\u0301spectateurs,<\/li>\n<li>TF1 vise toujours large mais doit faire avec un c\u0153ur de cible vieillissant sur la fiction \u00e0 53 ans en moyenne,<\/li>\n<li>M6, reste sous la barre des 50 ans avec une moyenne d&rsquo;\u00e2ge de t\u00e9l\u00e9spectateurs \u00e0 43 ans. La strat\u00e9gie de programmer des formats courts en access et de r\u00e9server les primes \u00e0 la fiction \u00e9trang\u00e8re a pay\u00e9. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la seule cha\u00eene qui n&rsquo;a pas perdu de parts de march\u00e9 depuis l&rsquo;introduction de la TNT.<\/li>\n<\/ul>\n<blockquote><p>\nDans TOUS les pays europ\u00e9ens sauf la France, les 10 meilleures audiences de fiction correspondent \u00e0 des fictions nationales. En France, depuis 2013, 5 des 10 meilleures audiences de fiction sont fran\u00e7aises&nbsp;: tout le PAF crie au rel\u00e8vement national. Or si l&rsquo;on regarde de plus pr\u00e8s, on constate que sur les 5 titres cit\u00e9s, 2 sont des formats courts qui b\u00e9n\u00e9ficient du JT, et 2 sont des coproductions internationales qui ne sont pas \u00e9crites par des fran\u00e7ais. Seule une s\u00e9rie fran\u00e7aise (<i>Profilage<\/i>) a donc une l\u00e9gitimit\u00e9 pour revendiquer un int\u00e9r\u00eat national en prime time. Doit-on y voir un renouveau&nbsp;? Pas s\u00fbr&#8230;<\/p><\/blockquote>\n<h4>Le PAF reste inchang\u00e9<\/h4>\n<blockquote>\n<h4>\n<a href=\"http:\/\/lexpansion.lexpress.fr\/high-tech\/quelles-chances-de-succes-pour-netflix-en-france_1565055.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>\u00ab&nbsp;L&rsquo;indice d&rsquo;attractivit\u00e9, calcul\u00e9 tous les trimestres par Hadopi, fait syst\u00e9matiquement ressortir une insatisfaction sur l&rsquo;offre de s\u00e9ries et les films (fran\u00e7ais)&nbsp;\u00bb<\/i><\/a><\/h4>\n<\/blockquote>\n<p>Apr\u00e8s avoir vainement cherch\u00e9 un renouveau quelque part, force est de constater que les variables cl\u00e9s du march\u00e9 de la fiction fran\u00e7aise sont toujours les m\u00eames et ce, depuis plusieurs ann\u00e9es&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/www.lesechos.fr\/tech-medias\/medias\/0203716955561-la-guerre-des-series-bouleverse-le-paysage-de-la-television-americaine-1034968.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La guerre des s\u00e9ries bouleverse le paysage de la t\u00e9l\u00e9vision am\u00e9ricaine<\/a> mais pas le notre. L&rsquo;analyse des grilles des cha\u00eenes majeures du PAF r\u00e9v\u00e8le une absence de concurrence sur les cases de fiction de premie\u0300re et deuxie\u0300me partie de soire\u0301e,<\/li>\n<li>Pr\u00e8s des trois quarts de la production de fiction fran\u00e7aise reste centr\u00e9e sur le prime-time,<\/li>\n<li>Le volume de production n&rsquo;augmente pas et l&rsquo;offre de s\u00e9ries non plus&nbsp;:<\/li>\n<li>le nombre moyen d&rsquo;\u00e9pisodes reste faible&nbsp;: il est situ\u00e9 entre 6 et 8 \u00e9pisodes par saison,<\/li>\n<li>la r\u00e9currence d&rsquo;une saison par ann\u00e9e n&rsquo;est pas automatique&nbsp;: depuis 2009, seules quatre s\u00e9ries sur une petite vingtaine par an ont d\u00e9pass\u00e9 plus de 4 saisons,<\/li>\n<li>le format de 52&prime; repr\u00e9sente seulement un tiers de la production nationale (il repr\u00e9sentait d\u00e9j\u00e0 30% en 2008),<\/li>\n<li>la production d&rsquo;unitaire ou de s\u00e9rie de 90&prime; p\u00e8se encore pr\u00e8s de 20% de l&rsquo;offre annuelle (elle est cependant en d\u00e9croissance et \u00e9tait de 27% en 2008). La d\u00e9croissance du format 90&prime; s&rsquo;est faite au profit des formats courts,<\/li>\n<li>Le d\u00e9veloppement des coproductions internationales et des formats courts restent les deux axes forts de la production de fiction fran\u00e7aise (cf. <a href=\"\/boutique\/serie-francaise-tendances-rentree\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">les deux grandes tendances de la rentr\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente<\/a>),<\/li>\n<li>les formats courts repr\u00e9sentent en 2013 pr\u00e8s d&rsquo;un quart de l&rsquo;offre annuelle de fiction, emp\u00eachant le d\u00e9veloppement du 52 minutes pourtant plus exportable et recherch\u00e9 \u00e0 l&rsquo;international,<\/li>\n<li>Comme depuis quelques ann\u00e9es, les nouvelles chai\u0302nes de la TNT sont toujours en retrait dans la production de fiction ine\u0301dite alors que leur e\u0301conomie est arriv\u00e9e a\u0300 maturite\u0301 (elles ont capt\u00e9 plus du quart du march\u00e9 publicitaire audiovisuel et n&rsquo;ont investi que 8&nbsp;M&nbsp;\u20ac dans la fiction pour produire essentiellement des formats courts),<\/li>\n<li>TF1 et France TV repr\u00e9sentent toujours pr\u00e8s de 80% des investissements totaux en mati\u00e8re de fiction TV,<\/li>\n<li>La France reste toujours en marge du march\u00e9 des exportations de fictions, malgr\u00e9 <a href=\"\/boutique\/exportation-france-programme-fiction\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une communication surabondante qui vante l&rsquo;inverse<\/a>&nbsp;:<\/li>\n<li>en 2013, la France exporte seulement 26 M\u20ac de fictions, soit l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;\u00e0 peine le budget d&rsquo;une saison de <i>Borgia<\/i> quand le Royaume Uni et L&rsquo;Allemagne exportent leurs productions pour plusieurs centaines de millions d&rsquo;euros par an,<\/li>\n<li>Le pourcentage d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la fiction dans les exportations de programmes audiovisuels est stable autour de 20% depuis 2003.<\/li>\n<li>70% du volume de fiction annuel est produit par une petite vingtaine de maisons de production, <a href=\"\/boutique\/132-producteurs-de-fiction-tv-en-france\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la tendance est toujours \u00e0 la concentration du secteur<\/a>,<\/li>\n<\/ul>\n<blockquote>\n<ul>\n<li>M6 ne travaille qu&rsquo;avec 5 soci\u00e9t\u00e9s de production&nbsp;: Lagard\u00e8re, JLA, End\u00e9mol, Robin&amp;Co et Europacorp,<\/li>\n<li>Les m\u00eames Lagard\u00e8re et Europacorp repr\u00e9sentent un tiers des commandes de TF1 qui commande 85% de son volume \u00e0 10 soci\u00e9t\u00e9s de production,<\/li>\n<li>Lagard\u00e8re, Newen, Zodiak, Elephant &amp; cie sont les principaux producteurs qui travaillent avec France 2,<\/li>\n<li>Sur France 3, 50% des commandes de France 3 sont assur\u00e9es par Telfrance (groupe Newen, PBLV) et 92% des heures sont produites par 9 groupes ou soci\u00e9t\u00e9s de production audiovisuelles dont Newen, Lagard\u00e8re, Tetra media et JLA.<\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<h4>Les diffuseurs fran\u00e7ais apportent toujours en moyenne 75% des financements de la fiction fran\u00e7aise<\/h4>\n<ul>\n<li>Sur la s\u00e9rie <i>Un village fran\u00e7ais<\/i> (saison 4 en 12 x 52&prime;), France 3 apporte pr\u00e8s de 80% du devis, le producteur 7%,<\/li>\n<li>Sur la s\u00e9rie <i>Doc Martin<\/i> (saison 2 en 6 x 52&prime;), TF1 apporte pr\u00e8s de 81% du devis, le producteur 8%,<\/li>\n<li>Sur la s\u00e9rie <i>Les revenants<\/i> (saison 1 en 8 x 52&prime;), Canal+ apporte 75% du devis, le producteur 7%.<\/li>\n<li>La s\u00e9rie <i>Plus belle la vie<\/i> est toujours le seul soap fran\u00e7ais et la seule \u00e0 \u00eatre \u00e9crite en flux tendu. La s\u00e9rie repr\u00e9sente \u00e0 elle toute seule 109h de fiction annuelle, soit l&rsquo;\u00e9quivalent de&nbsp;:\u2013&nbsp;l&rsquo;offre annuelle de fiction de M6,\u2013&nbsp;deux fois l&rsquo;offre de Canal+ ou d&rsquo;Arte,\n<p>\u2013&nbsp;14% de l&rsquo;offre annuelle globale de fiction fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Les acteurs du march\u00e9 font toujours l&rsquo;autruche&nbsp;:<\/p>\n<p>\u2013&nbsp;\u00e0 un journaliste qui lui demandait d&rsquo;\u00e9valuer la qualit\u00e9 de nos fictions face aux s\u00e9ries tv \u00e9trang\u00e8res, voici ce que r\u00e9pond Quentin Raspail, patron du Festival de la Fiction TV de la Rochelle&nbsp;: <i>\u00ab&nbsp;Malgr\u00e9 tout, je trouve que la r\u00e9ponse fran\u00e7aise aujourd&rsquo;hui est excellente&nbsp;\u00bb<\/i>,<\/p>\n<p>\u2013&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.lesechos.fr\/idees-debats\/editos-analyses\/0203762481625-ne-nous-trompons-pas-de-reforme-de-laudiovisuel-1041287.php?xtor=CS1-2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i>\u00ab&nbsp;Les d\u00e9bats sur la crise de la fiction fran\u00e7aise sont derri\u00e8re nous<\/i><\/a><i>, comme le montrent les succ\u00e8s rencontr\u00e9s par Plus belle la vie, Fais pas ci fais pas \u00e7a, Nos chers voisins, Candice Renoir, Les Revenants&nbsp;\u00bb<\/i><\/p>\n<p>\u2013&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.journaldunet.com\/media\/expert\/57118\/les-series-francaises-enfin-plebiscitees-par-le-marche-americain.shtml\"><i>\u00ab&nbsp;Luc Besson a r\u00e9ussi \u00e0 int\u00e9resser les diffuseurs \u00e9trangers<\/i><\/a><i>, notamment am\u00e9ricains, aux fictions fran\u00e7aises.&nbsp;\u00bb<\/i><\/p>\n<p>\u2013&nbsp;Etc.<\/p>\n<p>Alors non, je pense que le terme renouveau n&rsquo;est clairement pas appropri\u00e9 pour qualifier notre march\u00e9 audiovisuel de la fiction, tout au plus pouvons-nous parler de fr\u00e9missements&#8230; Qu&rsquo;en pensez-vous&nbsp;?<\/li>\n<\/ul>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Y\u2019a-t-il un renouveau des s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9 fran\u00e7aises ? Cette question est apparue \u00e0 la rentr\u00e9e 2014 dans une \u00e9tude document\u00e9e du CSA qui y r\u00e9pond par l\u2019affirmative (la strat\u00e9gie \u00e9ditoriale des cha\u00eenes en mati\u00e8re de fiction : quels ingr\u00e9dients du renouveau de la fiction fran\u00e7aise ?)<\/p>\n","protected":false},"author":164,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_genesis_hide_title":false,"_genesis_hide_breadcrumbs":false,"_genesis_hide_singular_image":false,"_genesis_hide_footer_widgets":false,"_genesis_custom_body_class":"","_genesis_custom_post_class":"","_genesis_layout":"","footnotes":""},"categories":[233,256,255],"tags":[6],"class_list":{"0":"post-24","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-boutique-script-doctor","7":"category-blog-scenario","8":"category-news-media","9":"tag-veille-metier-scenariste-production-audiovisuelle","10":"entry"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/164"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16751,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24\/revisions\/16751"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/scriptdoctor.fr\/boutique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}